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Qu’est-ce
que le Pays d’Astrée?
"L’Astrée",
roman-pays
"L’Astrée",
roman d’Amour
Pour en savoir
plus sur le roman

Qu’est-ce
que le Pays d’Astrée?
Le Pays d’Astrée, c’est le nom de baptême
choisi par la Communauté de Communes regroupant 17 communes, lors
de sa création en décembre 1995. Le nom est beau, et sert
d’emblème à nombre d’organismes de tous genres.
Mais
au fait, savez-vous ce qu’est l’Astrée ?
| "L’Astrée", c’est avant tout un roman pastoral
écrit par Honoré d’Urfé au début du XVIIe siècle.
Premier roman courtois, souvent qualifié de « roman des romans
», c’ est une oeuvre monumentale à plus d’un titre.5 parties,
60 livres, 5399 pages, 40 histoires mêlées autour de centaines
de personnages, "l’Astrée" rassemble de multiples aventures, combats
guerriers ou amoureux, dissertations, méditations, lettres et poèmes. |
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Traduit dans la plupart des langues européennes (fait
rare à l’époque), "l’Astrée" était lu dans
toutes les cours d’Europe, jusqu’à St Petersbourg. Aujourd’hui encore,
il est étudié dans le monde entier.
L’Astrée,
roman-pays
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Notre Pays d’Astrée est le cadre principal de
l’oeuvre d’ Honoré d’Urfé, qui vécut une enfance heureuse
et studieuse au château de la Bâtie d’Urfé, à
St Etienne le Molard.
En effet, les nombreuses intrigues et aventures du roman
interviennent pour une bonne part en Forez, dans le bassin du Lignon. Ainsi,
la plupart des lieux et itinéraires précisément décrits
dans le roman sont aujourd’hui encore parfaitement identifiables. En un
mot, le Pays d’Astrée, théâtre des actions du roman,
ne demande qu’à s’animer de nouveau. |
L’Astrée,
roman d’Amour
L’œuvre tire son nom d’une des histoires racontées
par l’auteur, celle du couple Astrée et Céladon.
Ce dernier est tellement épris des perfections
de la bergère Astrée, que la haine de leur parents respectifs
ne peut l’empêcher de se perdre entièrement en elle.
Après maints péripéties et travestissements,
les amours contrariées d’Astrée et Céladon pourront
connaître un heureux dénouement, grâce à la pureté
de leur sentiment.

Le sens
de l’Astrée
| Toutes ces histoires, souvent plaisantes, sont prétexte
à la réflexion sur l’amour, l’entente entre les hommes, la
tolérance, la constance, la croyance en un dieu unique, la justice,
la paix…
L’histoire d’Astrée et Céladon offre aux
lecteurs un modèle de « l’honeste amitié », de
l’amour parfait entre deux êtres, dans une contrée idyllique
propice aux sentiments et à une vie paisible, qui s’inscrit dans
la lignée des grands mythes européens de l’amour courtois,
de Tristan et Iseult à Roméo et Juliette. |
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"L’Astrée" est aussi un roman de chevalerie où
la recherche de la paix est essentielle, de même que dans les mythes
de la quête du Graal, des Chevaliers de la Table Ronde et du Roi
Arthur.
"L’Astrée" porte également une réflexion
morale sur l’honneur et la justice. Et ce n’est pas un hasard si Honoré
d’Urfé a donné à son roman et à son personnage,
à la fois le nom d’une étoile et celui d’une figure de la
mythologie grecque, symbole de la justice (Astrée est la fille de
Jupiter et de Thémis, déesse de la justice), dont on attend
le retour pour restaurer l’Âge d’Or. En ce sens, "l’Astrée"
détient un sens initiatique fort avec une recherche de l’idéal
suprême de l’homme sur terre. |
Ainsi, Honoré d’Urfé, en faisant
une synthèse très personnelle de ces grands mythes fondateurs
européens (la célébration pastorale, l’Amour courtois,
la quête du Graal), a fait de son œuvre un de nos rares romans de
dimension européenne. De plus, sa recherche d’une certaine éthique,
sa réflexion sur la paix et la justice en font une œuvre toujours
contemporaine
Pour en savoir plus sur
le roman
Editions modernes de l’Astrée
Edition complète procurée par Hugues
Vaganay, Lyon, Masson,1925 (5 volumes)
Rééditée par Slatkine Reprints,
Genève, 1966
Textes choisis :
L’Astrée, préface de J. Lafond, Paris,
Gallimard, Folio Classique, 1984, 1994.
Vie d’Honoré d’Urfé et études
sur son œuvre
- La vie et les œuvres de Honoré d’Urfé,
O.C. Reure. Paris, Plon, 1910
- Du nouveau sur l’Astrée, M. Magendie. Paris,
Champion, 1926
- Un paradis désespéré, L’amour
et l’illusion dans l’Astrée, J. Ehrmann. Paris, Presses Universitaires
de France, 1963
- Ecrivains foréziens du XVIe siècle, C.
Longeon. St Etienne, Centre d’Etudes foréziennes (Presses Universitaires
de St Etienne), 1970
- Les inspirations et les sources de l’Œuvre d’Honoré
d’Urfé, M. Gaume. St Etienne, Centre d’Etudes foréziennes
(Presses Universitaires de St Etienne), 1977
- Promenades au Pays d’Astrée, récits et
itinéraires foréziens de l’Astrée,
M. Gaume & J. Bonnet. Centre Culturel de Goutelas,
Reboul imprimerie, 1980, 1996.
(Disponible au Centre Culturel de Goutelas).
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